Coup de Cœur : menace sur les pacemakers

    Imaginez seulement.  Vous avez été opéré du cœur, un petit appareil électrique dicte les pulsations de votre organe. Alors que vous sirotez tranquillement un diabolo fraise dans un café, un individu prend le contrôle à distance de votre pacemaker et peut décider à tout moment de provoquer des décharges électriques de 830 volts jusqu’à ce que la crise cardiaque s’en suive.

                                     

  Si de prime abord le scénario semble circonscrit aux grands films d’espionnage, il n’en est pas moins réaliste depuis l’expérience menée par  Barnaby Jack, expert en sécurité informatique chez IE Active. La Breakpoint Conference de Melbourne a été le théâtre d’une déclaration tonitruante de Barnaby Jack : cette faille de cybersécurité pourrait conduire à l’implantation de virus dans les pacemakers, ouvrant la voie à  des assassinats ciblés ou (moins probable) à des attaques massives.

Dans une vidéo qui ne sera pas divulguée au public pour des raisons de sécurité, le Hacker explique comment un ordinateur portable peut extraire les « fonctionnalités secrètes » d’un pacemaker. Barnaby Jack est également parvenu à accéder aux serveurs du fabricant.

L’objectif du « hacker » est d’inviter les fabricants à être attentif à la cybersécurité. Depuis le projet Aurora conduit pas des chercheurs américains en 2007, on sait qu’il est possible d’infliger des dégâts physiques à un réseau électrique. On sait désormais que les êtres humains ne sont pas à l’abri d’attaque cybercriminelle. Reste à savoir si les opérateurs ont pensé à un anti-virus pour prémunir les cardiaques des hackers.