Obama, tweet, 4 more years, four more years, La réélection de Barack Obama aura été l’évènement le plus tweeté de l’histoire américaine. Sur les coups de 22h heure de Chicago (5h du matin heure française), Barack Obama tweet simplement « four more years » avec une photo de lui enlaçant paisiblement sa femme Michelle. Le tweet est repris plus de 630 000 fois en quelques heures. Le même message, publié sur la page facebook du désormais président reconduit, obtient quelques 1,3 millions de « J’aime » ainsi que plus de 200 000 partages sur le réseau social. Si la dynamique avait déjà été amorcée en 2008, et si cela restait à prouver, les réseaux sociaux sont bien devenus des acteurs incontournables du monde politique, aux Etats-Unis comme ailleurs.

 Le groupe Twitter a annoncé dans la soirée du 6 novembre qu’avec « 20 millions de tweets, ce jour d’élection devient l’événement le plus ‘twitté’ dans l’histoire de la politique aux Etats-Unis ». Seul le Super Bowl de février 2012 peut se targuer d’un score aussi important, mais reste néanmoins bien derrière avec « seulement » 13,7 millions de messages en cinq heures.

La campagne des deux côtés s’est grandement jouée autour des médias. Avec quelques 6 milliards de dollars de dépensé, toutes campagnes confondues (Sénat, Chambre des Représentants, Gouvernorat…), cette campagne 2012 fut la plus chère de l’histoire politique américaine. Outre les Super PACs, les réseaux sociaux furent des acteurs de premier plan de ce matraquage publicitaire. Avec quelques  (32 425 821 fans au 7 novembre) ou Twitter (22 364 527 abonnés), mais aussi Instagram (1 656 864 abonnés) ou encore TumblR, le community management de la campagne de Barack Obama pouvait toucher un large public. Et ça n’a pas manqué. À l’aide de diverses affiches de campagnes au style fleurant bon le vintage, Barack Obama défend son bilan régulièrement, tout en taclant son adversaire au passage.

Obama, Tweet, don't ask, don't tell

Mitt Romney adopta une stratégie similaire, même si comme en 2008, l’équipe de communication du candidat du « Great Old Party » sut moins tirer profit d’internet pour promouvoir son candidat. Mitt Romney doit se contenter en effet de « seulement » 12 millions de fans sur Facebook.

Ainsi, par-delà la réélection du candidat sortant, une des leçons de cette élection 2.0 semble bien être le développement des réseaux sociaux comme « média immédiat ». A côté des systèmes d’information traditionnelles, Twitter comme Facebook fournissent des infos en temps réels dépassant les journalistes et permettent de faire participer les électeurs à l’évènement.