Réconcilier écologie et économie

Le contexte actuel nous pousse à relire avec attention l’interview accordé à Libération par le célèbre biologiste Gilles Boeuf.

Aujourd’hui, il est devenu évident de replacer la question environnementale au cœur de toute forme d’activité économique. Si de bien trop nombreuses entreprises renient encore l’urgence écologiste au nom de leurs profits économiques, le tissu associatif, l’opinion publique, et dans une moindre mesure, les politiques, ont bien compris qu’on ne peut penser l’économie comme avant.

L’urgence environnementale devrait inciter les hommes à faire preuve de plus de prudence dans leur manière de consommer et de produire.

En 2014, le biologiste Gilles Boeuf alertait déjà dans les colonnes de Libération, à l’occasion d’un colloque organisé alors par le Collège de France et intitulé « L’Homme peut-il s’adapter à lui-même ».

Sage le scientifique déclarait :

 

Soyons lucides, chaque semaine, un article scientifique paru dans la revue Nature nous dévoile les limites de l’humain. La situation est suffisamment préoccupante pour que tous ensemble, nous nous arrêtions pour réfléchir à la meilleure façon de changer nos modes de vie.

[…]

Il est fondamental aujourd’hui de s’interroger sur la façon dont on crée de la richesse à partir de l’intelligence sans détruire la nature. Nos deux richesses sont notre intelligence et l’information. Partout, on parle des problèmes interrelationnels entre les mondes de l’écologie et de la politique. Depuis quatre ou cinq ans, je suis invité à des conseils d’administration de banques ou de groupes industriels, les choses changent un peu. Il est temps de réconcilier écologie et économie.