Rien ne va plus au Parti Socialiste

Le PS a finalement quitté son siège historique de la rue de Solférino dans le très chic septième arrondissement de Paris. En parallèle les départs se multiplient. De quoi donner le tourni à ceux qui il y a à peine dix-huit mois gouverner le pays.

Le dernier message des derniers socialistes quittant le siège a été de tendre une grande banderole à l’effigie de François Hollande disant « merci ». Une déclaration sincère ou une amère envers celui qui a réussi durant son quinquennat à tout faire perdre à sa famille politique ? Les déroutes électorales du parti lui ont couté cher, en termes de représentativité politique comme en termes de trésorerie, ce qui a justifié la vente du siège pour un montant de 45.5 millions d’euros. C’est la société Apsys, spécialisée dans le réaménagement immobilier, qui a racheté l’hôtel particulier.

Les déboires du Parti Socialiste ne concernent pas que son financement, des têtes de l’organisation sont entrain de quitter le navire. La sénatrice francilienne, Marie-Noëlle Lienemann, dénonce un parti devenu «un canard sans tête » et a annoncé son départ et la formation d’une nouvelle entité politique courant 2019. A l’annonce de son départ et de la création d’un nouveau parti elle a déclaré : « Ce n’est pas un regroupement d’appareil mais une dynamique plus large ; bien sûr, Yannick Jadot, Benoît Hamon y ont toute leur place » avant d’ajouter « Jean-Luc Mélenchon a dit que la France insoumise était disponible pour rediscuter du programme. Faisons-le ! ».

Seul point positif pour les socialistes, pour l’instant aucun de ses membres n’a accepté de rejoindre le nouveau gouvernement d’Emmanuel Macron.