Après les Gilets Jaunes, les pouvoirs publics s’inquiètent des « Gyros Bleus »

En première ligne des manifestations et des violences depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, les policiers français se mobilisent à leur tour pour réclamer de meilleurs conditions de travail et une hausse généralisée des salaires.

Pourtant, plusieurs syndicats de policiers (Alliance, Unsa Police et Unité SG Police FO) ont réussi à signer un accord avec le gouvernement mercredi soir. Cet accord devrait permettre une augmentation graduelle des salaires à partir du mois de janvier prochain, comprise entre 120 euros nets par mois pour les gardiens de la paix à 150 euros pour les plus hauts gradés. A cette hausse de salaire s’ajoute une prime de 300 euros pour les policiers engagés dans le maintien de l’ordre des différentes manifestations de ces dernières semaines.

Mais, chez certains policiers, la colère semble toujours gronder. En effet, le problème des heures supplémentaires non payées continuent de miner les relations entre certains fonctionnaires et les pouvoirs publics.

Le représentant de l’association « Mouvement des Policiers en Colère » (MPC), qui n’est pas rattachée à une force syndicale, estime que les associations syndicales «n’ont pas représenté (leurs) réelles revendications. Une nouvelle manifestation est prévue le jeudi 20 décembre devant le commissariat de la place Clémenceau dans le VIIIème arrondissement de Paris.

Plus problématique pour les pouvoirs publics, le MPC annonce que des personnels de la gendarmerie, des armées ou encore de l’administration pénitentiaire pourraient se joindre à eux. Après la crise des Gilets Jaunes, qui peine à se poursuivre suite aux annonces du gouvernement en faveur des salariés les plus modestes et de la non-application des taxes prévues, les pouvoirs publics craignent une mobilisation similaire portée par les policiers.