Nouvelle polémique chez les marcheurs

Agnès Thill est une habituée des polémiques et des propos qui choquent. Cette ancienne directrice d’école est une opposante farouche à la PMA et elle a à nouveau soutenu ces positions le jeudi 17 janvier.

L’élue pense que l’absence de genre dans le mot parent encourage l’éclosion d’écoles coraniques ». Si ses propos font polémiques assez largement dans la classe politique, c’est une nouvelle fois depuis son propre parti que viennent les attaques les plus frontales.

Dans une lettre qu’elle a adressé à ses collègues du groupe des marcheurs, elle affirme notamment que soutenir dans la future révision de la loi le « parent d’intention » – le parent n’ayant pas de lien biologique avec l’enfant – « permet la multiplication des parents » et que le mot parent « n’a alors plus aucun sens ».

« Il en découle politiquement que cette absence de genre dans le mot parent favorise l’éclosion d’écoles coraniques et le départ de nos élèves vers celles-ci », soutien l’ancienne directrice d’école. « Nos amis musulmans, que nous savons opposés à cet éloignement progressif des concepts de père-mère, homme-femme […] ne vont point dans la rue, ni dans les urnes, pour exprimer leur conception. Mais ils vivent en créant un monde parallèle dans la République, où les choses sont comme ils veulent. […] Il n’y a pas, chez nos amis musulmans, de parent 1 et de parent 2 », soutien Mme Thill.

Il n’a pas fallu longtemps pour que son propre camp ne réagisse « Marre qu’une députée @LaREM puisse prononcer des propos homophobes et islamophobes aussi librement… Le courrier reçu par mes collègues et moi-même est un tapis de sottises qui stigmatise inutilement deux minorités. En France, il n’y a pas de “parallèle” à la République », a affirmé sur Twitter Laurence Vanceunebrock-Mialon (LREM).