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Un robot chef d’orchestre aux Émirats arabes !

robot chef d'orchestre

Un robot humanoïde muni d’une IA a dirigé un orchestre humain dans la stupéfiante performance lyrique nommée « Beauty Scary ». Ce dernier s’est produit au Moyen-Orient, le 31 janvier 2020. Découvrons-en plus sur cet incroyable robot chef d’orchestre.

Grand débat et multiples questions sur ce robot chef d’orchestre

L’IA dans l’univers de la musique classique est un grand débat ne cessant d’être alimenté et mis à jour par les multiples expériences faites dans le domaine. Ainsi, sachez par exemple que les dixièmes symphonies de Mahler et de Beethoven ont été finalisées … par un algorithme ! Autres exemples : piano connecté pouvant reconstituer le jeu pianistique du canadien Glenn Gould ou encore la conception de partitions entières.

La pièce du compositeur Keiichiro Shibuya permet de nous interroger par rapport au lien avec la technologie. Pendant toute la performance, la machine commande les musiciens, le tempo ainsi que le volume. Ce robot humanoïde, nommé Alter 3, intègre des vocalises électroniques à la performance. En effet, son chant se superpose à la performance des musiciens.

Grâce à son corps de robot, son visage et ses mains semblables à celles des humains, l’humanoïde offre une vision totalement étrange, qu’on dirait provenir d’un film de science-fiction, comme nous le dit le site kawa-news.

L’IA peut-elle vraiment permettre de diriger un orchestre ?

Un concert unique s’est déroulé aux Émirats arabes fin Janvier. Un robot humanoïde, nommé Alter 3, a pris le rôle du chef d’orchestre et a pris la direction d’un orchestre de musiciens humains. L’opéra dirigé se Nomme « Scary Beauty » et a été conçu spécifiquement pour ce robot. C’est Keiichiro Shibuya qui l’a composé. Avec cet opéra, Shibuya souhaite nous interroger par rapport à la technologie et son utilisation.

Le 31 Janvier 2020, c’est littéralement une scène d’anticipation qui se déroule sous nos yeux. Se balançant sur un piédestal, l’humanoïde commande les musiciens, mais aussi le volume et le tempo. Le robot propose alors un spectacle unique. La machine conçue par Hiroshi Ishiguro, scientifique expert de l’intelligence artificielle et professeur à l’université d’Osaka, possède une IA intégrant la partition de Shibuya. Cette dernière l’interprète sublimement en mouvements. Ishiguro a déclaré qu’une part de liberté d’interprétation est donnée à la machine.

Ce robot est une véritable métaphore des relations entre l’homme et la technologie. Parfois, l’androïde peut être véritablement agité et fou. Même dans ce cas, les orchestres humains doivent pouvoir suivre.

Impossible pour cet humanoïde de transmettre l’émotion et l’énergie nécessaires d’un chef d’orchestre

Cette nouvelle utilisation de l’IA dans le monde artistique pose une nouvelle fois la question de la place des robots et de l’IA dans l’art : un robot peut-il prendre la place d’un chef d’orchestre ? De multiples spectateurs de ce concert 2.0 sont apparus plutôt partagés : même si l’on peut applaudir la prouesse technologique, il manquait quelque chose à la direction de l’orchestre : la dimension et la sensibilité humaines.

À l’heure actuelle, un robot ne peut pas intégrer ses notions, intrinsèquement humaines, de sensibilité musicale. D’ailleurs, c’est l’une des principales critiques données par les détracteurs de l’intelligence artificielle dans le monde des arts : une intelligence artificielle ne peut remplacer la sensibilité de l’être humain.

L’IA peut-elle/va-t-elle réellement remplacer l’intelligence humaine ? Cette nouvelle expérience offre une « nouvelle pierre » à l’édifice dans le grand débat de la place de plus en plus conséquente que prennent les intelligences artificielles dans notre existence quotidienne : la domotique, le médical, la restauration ou encore la culture. Une chose est sûre : l’univers de la scène et de la musique classique va de plus en plus être la scène privilégiée de ces différentes expérimentations. C’est à nous de décider quelle place nous désirons offrir à ces nouvelles technologies.

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