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Une application contre le harcèlement de rue sanctionnée

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Lors du premier week-end de juin, de multiples comptes de cette application ont été conçues dans une seule et même finalité : attaquer l’appli et montrer les faiblesses de son système. Ainsi, l’application française contre le harcèlement de rue (offrant la possibilité d’effectuer des signalements d’agressions sexuelles et sexistes) a été la cible d’un cyberharcèlement d’ampleur avec des signalements comme « bande de victime (sic) » ou encore « C’est où les putes ». Le groupe a dénoncé ces multiples abus et pris la décision de suspendre l’application durant un certains temps.

Environ 500 faux signalements de harcèlement de rue en seulement quelques heures

En seulement quelques heures, près de 500 signalements ont été effectués alors qu’en temps normal, l’application contre le harcèlement de rue en reçoit environ cinquante. Ainsi, les bénévoles du groupe se sont vite rendus compte du problème et que Handsaway avait affaire à de faux signalements. La présidente de l’association a déclaré qu’il s’agissait d’un raid prévu. À l’heure actuelle, on ne sait toujours pas qui est à l’origine de l’attaque.

Conçu il y a trois ans, Handsaway possédait, avant sa suspension, environ 45 000 utilisateurs. Puis, le vendredi 5 Juin, les téléchargements se sont multipliés. En seulement quelques heures, l’appli a compté plus de cent mille personnes inscrites. Après une joie de courte durée, l’association s’est rapidement rendu compte que dans ces nouveaux utilisateurs, la plupart étaient des trolls.

Faux signalements, moqueries et insultes

En seulement quelques heures, la carte française de l’application a été inondée de multiples moqueries et insultes. En plus de cela, de multiples faux signalements ont été effectués en Russie ou au centre de l’océan. Encore plus surprenant : une représentation d’un phallus entourant une ville. Dessin cette fois-ci beaucoup plus grave et moins humoristique : une croix gammée dessinée au nord de la Russie. Ainsi, comme vous pouvez le constater, l’ampleur de l’attaque a été colossale.

La présidente de l’association a déclaré que finalement l’aspect le plus grave dans cette affaire était que les signalements réels étaient passés inaperçus à cause des autres. À l’heure actuelle, le groupe ne sait toujours pas quand l’application pourra se remettre en route. L’association compte seulement une trentaine de bénévoles. Ainsi, vérifiez la totalité des signalements et bannir les responsables ne se fera pas en une journée et risque de prendre plusieurs semaines.

En tout cas, le groupe ne compte pas en rester là et ne va pas se laisser faire. Effectivement, Handsaway collabore avec différentes associations, expertes dans le domaine, afin de combattre le cyberharcèlement, et pense à effectuer des poursuites judiciaires. Le groupe pense également modifier ses techniques de modération. Au final, cette vague de cyberharcèlement met en exergue l’absence de moyens des groupes de petite taille mais également les difficultés pour ces derniers face à un cyberharcèlement de grande ampleur.

Une attaque signée d’un raid ?

À l’heure actuelle, il est tout simplement impossible de savoir qui se cache derrière cette gigantesque vague de signalements. D’ailleurs, personne ne s’est vanté de l’attaque, comme c’est souvent le cas après un cyberharcèlement d’une telle ampleur. Le fait que plus de 500 signalements aient été signalés sur l’application ne veut en rien dire qu’il s’agit d’une attaque orchestrée par 500 individus. En effet, un groupe d’internautes est suffisant afin de parvenir à ce résultat.

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