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Queen Camilla brise le silence sur son agression

La reine consort du Royaume-Uni révèle pour la première fois avoir été attaquée dans un train alors qu’elle était adolescente. Un souvenir « enfoui » qui éclaire son engagement contre les violences domestiques.

Dans une confession rare, la reine Camilla, seconde épouse du roi Charles III, a pour la première fois évoqué publiquement un épisode traumatisant de son adolescence : une agression subie dans un train alors qu’elle n’était encore qu’une jeune fille.

« Je lisais mon livre, et cet individu — un garçon, ou plutôt un homme — m’a attaquée. Je me suis défendue », a raconté celle née Camilla Rosemary Shand, mercredi 31 décembre, au micro de la BBC, en marge d’une rencontre consacrée à la lutte contre les violences domestiques.

« C’était quelqu’un que je percevais comme un vieil homme, mais il n’était sans doute pas beaucoup plus âgé que moi », a-t-elle ajouté à propos de cet épisode déjà évoqué dans Power and the Palace, l’ouvrage publié en septembre dernier par l’ancien correspondant royal du Times, Valentine Low, qui explore les relations entre Buckingham Palace et Downing Street.

L’auteur situe la scène dans un train en direction de la gare de Paddington, à Londres, alors que Camilla avait 16 ou 17 ans. Il rapporte qu’elle aurait frappé son agresseur aux parties génitales avec sa chaussure.

Une réaction de colère et de résistance

La jeune Camilla aurait ensuite alerté un agent de bord, permettant l’arrestation de l’assaillant. La souveraine n’a pas confirmé ces détails à l’antenne, mais elle a reconnu être restée profondément marquée par l’incident. « Je me souviens d’avoir été si en colère. C’était vraiment de la colère », a-t-elle insisté.

« En descendant du train, ma mère m’a regardée et m’a dit : “Pourquoi tes cheveux sont-ils tout ébouriffés et pourquoi manque-t-il un bouton à ton manteau ?” », a-t-elle raconté, précisant que les discussions autour des violences domestiques avaient ravivé ce souvenir longtemps enfoui.

« Lorsque la question des violences conjugales s’est imposée dans le débat public, et qu’on entend des récits comme celui de John et Amy, tout cela résonne fortement en moi », a confié Queen Camilla.

Un engagement profondément ancré

Depuis plusieurs années, la reine soutient activement des associations et programmes dédiés à la lutte contre les violences sexuelles et domestiques ainsi qu’à l’accompagnement des survivantes. Elle est ainsi présidente ou marraine de plusieurs structures majeures, dont SafeLives, Refuge, Women’s Aid et le Wiltshire Bobby Van Trust, qui œuvrent pour la protection et le soutien des victimes

Camilla a également inauguré ou parrainé des centres d’aide à travers le monde — au Nigeria (Mirabel Centre), en Irlande du Nord (The Rowan), dans les Balkans avec l’UNICEF — et a accueilli des survivantes venues de divers pays lors de réceptions à Buckingham Palace, notamment dans le cadre des 16 Jours d’activisme contre les violences faites aux femmes.

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