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Violence dans l’entourage du président Macron ?

Le chef des députés La République en Marche réagit aux accusations de violences à l’encontre d’Alexandre Benalla, un collaborateur du président Emmanuel Macron, filmé avec un casque de policier en train de frapper un manifestant le 1er mai dernier.

La vidéo montrant Alexandre Benalla a été tournée place de la Contrescarpe, à Paris, par Taha Bouhafs, militant des quartiers populaires et ex-candidat aux législatives de la France insoumise, qui l’avait rapidement postée sur son compte Twitter.

« Je participais à la manifestation du 1er mai, les CRS ont attaqué les cortèges syndicaux au niveau du pont d’Austerlitz, j’ai été gazé, du coup, j’ai quitté la manifestation avec un ami pour aller dans le quartier Latin. Je me trouvais rue du Pot de fer, adjacente à la rue Mouffetard, toute proche de la place de la Contrescarpe. On a reçu un SMS, provenant d’une boucle militante, invitant à un apéro convivial, pour débriefer la journée et faire le point sur la mobilisation. On était juste à côté, donc on a décidé d’y aller, il y avait plusieurs groupes d’étudiants assis sur la place, en train de discuter et de boire des bières. Une dizaine de CRS immobiles étaient présents. Assez vite, une trentaine de CRS sont arrivés et ont bouclé la place. A ce moment-là, ça a rapidement dégénéré, la tension est montée, avec gaz lacrymo et coups de matraques, c’est parti dans tous les sens. Je précise que personne n’était masqué, c’étaient juste des jeunes en train de boire des bières et de parler tranquillement », explique Taha Bouhafs, auteur de la vidéo.

« Premier réflexe, je me mets à filmer. Des CRS courent, une fille se fait attraper et tirer par le cou. Au même moment, un mec chauve en sweat-shirt attrape un gars avec plusieurs CRS, ils le traînent par terre et nous gazent pour éviter qu’on filme. Là, celui qui est identifié comme Alexandre Benalla arrive en courant, il attrape par le cou le gars qui est déjà à terre entouré de CRS. Il l’étrangle et lui met plusieurs coups de poing par derrière, c’est un tabassage en règle. La victime a du mal à respirer, se touche le ventre. On crie tous plusieurs fois d’arrêter, c’est hyper violent. Je m’approche d’Alexandre Benalla, je filme son visage et je dis : «Regardez son visage, il est en train de le tabasser par terre.» Il me regarde et il se barre de peur d’être reconnu. Je l’avais déjà aperçu plusieurs fois durant la manifestation avec un brassard de police. J’ai rapidement publié la vidéo sur Twitter, sans savoir à quel corps de police il appartenait », ajoute-t-il.

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