Gianni Infantino au secrétariat général de l’ONU ?
22/07/2026Donald Trump pourrait pousser la candidature du patron de la FIFA à la tête de l’organisation onusienne. Une hypothèse folle, mais pourtant si plausible.
Et si Gianni Infantino devenait le prochain secrétaire général de l’ONU ? Selon des informations du New York Post citant des proches de Donald Trump, ce dernier envisagerait de proposer le nom du président de la FIFA comme successeur potentiel d’António Guterres, dont le mandat s’achève à la fin de l’année.
« Trump estime qu’Infantino est respecté dans le monde entier et reconnaît qu’il possède un talent particulier pour rassembler les gens », explique une source proche du président américain au journal.
De tels compliments ne sont pas anodins dans la bouche du dirigeant américain, dont la proximité avec le patron de l’instance mondiale du football est désormais bien connue. Et le Suisse-italien lui rend manifestement bien l’attention.
C’est dans ce cadre que s’inscrit le FIFA Peace Prize remis à Donald Trump par Gianni Infantino, à l’initiative de ce dernier. Au grand dam de nombreuses voix, qui y ont vu une manière de transformer la FIFA en simple faire-valoir du locataire de la Maison Blanche.
Une relation de plus en plus poussée
Plus récemment, la FIFA a décalé la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun en huitième de finale de la Coupe du monde 2026, à la demande expresse du chef de l’État américain. De quoi provoquer un tollé au sein des confédérations affiliées à la FIFA.
Selon Simon Marks, correspondant du talk-show politique britannique LBC à Washington, cette proximité illustre une mécanique bien connue chez le président américain : plus on le flatte, plus on obtient de lui.
Le journaliste souligne que personne, pas même le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, n’a autant « joué du violon » avec Trump que le dirigeant italo-suisse de la FIFA. Serait-ce suffisant pour propulser Gianni Infantino vers le siège d’António Guterres ?
Si quatre candidats sont actuellement en lice — la Chilienne Michelle Bachelet, l’Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall — aucun ne semble pour l’instant se détacher nettement.
Quelles chances pour le poste ?
« Un candidat peut surgir à la dernière minute et rafler la mise », pronostiquait déjà Francis Kpatindé, ancien porte-parole du HCR pour l’Afrique et enseignant à Sciences Po Paris, dans un entretien accordé à RFI en avril dernier. Le journaliste évoquait lui aussi le nom d’Infantino comme possible prétendant.
Reste à savoir si ce dernier est réellement intéressé par le poste de secrétaire général de l’ONU, alors qu’il se prépare à briguer un nouveau mandat à la tête de la FIFA lors du scrutin prévu en mars 2028.
Dans les faits, la route vers le trente-neuvième étage du siège de l’ONU s’annonce semée d’embûches institutionnelles. Le poste est attribué sur recommandation des quinze membres du Conseil de sécurité, dont cinq disposent d’un droit de veto : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.
Or, c’est précisément du côté britannique que le bât pourrait blesser. Londres n’a guère apprécié la manière dont le Mondial argentin s’est déroulé sous l’arbitrage contesté de la FIFA, et rien ne garantit que les autres puissances européennes, déjà refroidies par l’affaire Balogun, se montrent plus conciliantes.
Autrement dit, même auréolé du soutien de la Maison Blanche, Infantino pourrait bien se heurter à un carton rouge diplomatique avant même d’avoir foulé le terrain onusien.

