Shakira à la Coupe du monde 2026, une performance historique rattrapée par la théorie du sosie
13/06/2026La superstar colombienne a triomphé sur la scène de l’Estadio Azteca, mais c’est une rumeur complotiste virale qui a dominé la conversation en ligne après la cérémonie d’ouverture de la grand-messe du football le 11 juin à Mexico.
Shakira était-elle bien celle qui s’est déhanchée le 11 juin devant plus de 80 000 spectateurs réunis à l’Estadio Azteca de Mexico, lors de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde 2026 ?
Aussi étonnant que cela puisse paraître, la question a embrasé les réseaux sociaux dès la fin de la prestation de l’interprète de « Waka Waka ». De X à TikTok, en passant par Instagram et Reddit, de nombreuses plateformes ont été inondées de messages mettant en doute l’identité de la femme sur scène, aux côtés de l’artiste nigérian Burna Boy.
Des internautes ont pointé des traits du visage jugés différents, une gestuelle perçue comme inhabituelle, les grandes lunettes noires masquant le regard, ou encore certains angles de caméra laissant apparaître une morphologie du cou et de la mâchoire supposément atypique.
De fameux “indices” évoqués
Certains sont même allés jusqu’à évoquer une Shakira générée en temps réel par intelligence artificielle, symbole d’une frontière toujours plus floue entre réalité et illusion à mesure que la technologie progresse.
Peu importe que les défenseurs de la chanteuse aient rappelé que l’éclairage d’un stade et les angles de prise de vue déforment régulièrement la perception des célébrités lors de grands événements, et que la voix entendue tout au long du show correspondait sans ambiguïté à celle de la vedette colombienne.
L’argument le plus solide reste toutefois une petite cicatrice bien documentée que Shakira porte au front, visible sur des photos prises lors d’un événement à New York en mai 2026, et que l’on retrouve au même endroit sur les images de la cérémonie d’ouverture.
Pour que la théorie du sosie tienne, il aurait donc fallu imaginer une doublure ayant mémorisé des décennies de chorégraphies tout en reproduisant au détail près les traits du visage de la star, sous des dizaines de caméras haute définition.
Une reine du Mondial face à des injonctions impossibles
Pour certains observateurs, cette polémique en dit autant sur l’héritage de Shakira que sur les comportements des fans en ligne. La Colombienne est désormais la première et unique artiste à s’être produite lors de quatre Coupes du monde différentes.
En Allemagne, en 2006, elle avait interprété la version Bamboo de « Hips Don’t Lie » ; en Afrique du Sud en 2010, elle avait signé « Waka Waka (This Time for Africa) », devenu hymne universel du tournoi ; au Brésil en 2014, elle avait clôturé la compétition au Maracanã avec « La La La ».
Quatre décennies de présence au cœur de l’imaginaire du football mondial, et une génération entière de supporters qui a grandi avec sa voix en bande-son. Attendre d’une artiste de 49 ans qu’elle soit physiquement identique à ce qu’elle était en 2010 relève d’une injonction à l’immobilité qui touche surtout les femmes, et plus encore les célébrités, soulignent certaines voix.
Au-delà du spectacle, « Dai Dai » — le morceau interprété par Shakira à l’Estadio Azteca — est aussi l’hymne officiel du Fonds FIFA–Global Citizen pour l’éducation, dont l’objectif est de lever 100 millions de dollars d’ici la fin du tournoi afin d’offrir à des enfants du monde entier un accès à une scolarité de qualité.

