Argentine : quand l’avortement devient légal

La semaine dernière, l’Argentine attendait à son tour une décision historique concernant l’avortement. Depuis le référendum de l’Islande, les femmes argentines gardaient espoir. Et elles ont bien fait. En effet, les députés ont voté pour la légalisation de l’avortement. 

Une avalanche de légalisation

De plus en plus de pays conservateurs semblent rompre avec leurs traditions. L’Islande, en tête, qui, par le biais d’un référendum, a ouvert la voie en légalisant l’avortement. Jusqu’à ce tournant historiques, les femmes n’avaient pas le droit d’interrompre leurs grossesses, même un cas de viol. Le seul motif valable à l’époque était la santé de la femme.

Pour l’Argentine, le ton était le même, mis à part en cas de viol ou danger imminent pour la femme. Dans ce cas, elle pouvait avorter. Alors que depuis le 4 juin dernier des pro-avortements multipliaient les mobilisations, il semblerait qu’ils aient obtenu gain de cause.

Un triomphe historique, qui change le panorama politique du pays

Après  vingt-trois heures de débats ininterrompus, la dépénalisation et la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) ont été votées. Avec 129 voix contre 125, la loi doit encore passer devant le Sénat avant d’être définitivement adoptée.

« La nouvelle loi autorise l’IVG sur demande de la femme pendant les quatorze premières semaines de grossesse. Au-delà de ce terme, l’avortement reste possible en cas de viol, de danger pour la santé de la femme enceinte et de malformation du fœtus rendant impossible la vie extra-utérine », expliquent plusieurs médias.

Les réactions des partisanes ne se sont pas faites attendre. « C’est incroyable, je pleure et je ris en même temps, cela fait tellement d’années que nous nous battons pour ce droit ! », s’est exclamée Celeste Mac Dougall, membre de la « Campagne nationale pour le droit à l’avortement légal, sans risque et gratuit ».