Italie : ça bloque pour l’Europe

Depuis le résultat des élections législatives italiennes, les promesses électorales de la nouvelle coalition inquiètent déjà l’Europe. Le siège des institutions européennes, situé à Bruxelles, craint le pire, notamment sur le plan économique. Le 4 mars dernier, les citoyens italiens passaient aux urnes pour choisir leur nouveaux représentants.

Un système électoral complexe

Compte tenu de la complexité du nouveau système électoral, il avait fallu attendre tard dans la nuit pour avoir une idée de la composition du prochain Parlement. A l’époque des élections,  Camille Bedock, chargée de recherche au CNRS à l’université libre de Bruxelles, pensait qu’il allait « très difficile pour quelque force que ce soit de former un gouvernement« .

Un programme qui fait peur à l’Europe

Le parti populiste a finalement été élu, avec un programme qui agite la coalition européenne. En effet, il souhaite instaurer un revenu citoyen de 780 euros par mois pour les retraités les plus démunis ainsi que pour les chômeurs. Par ailleurs, le parti populiste a annoncé une baisse de l’impôt sur le revenu à 15 % et 20 % (contre 23 % à 43 % actuellement), et un abaissement de l’âge de la retraite. Montant estimé de la facture : entre 100 et 170 milliards d’euros, non financés.

« L’Italie est la troisième économie de la zone euro, ses nouveaux dirigeants estiment avoir plus de poids que la Grèce ou l’Irlande pour faire changer les règles européennes, ou pour les ignorer », selon le journal FranceInfo.