Comment Facebook compte révolutionner l’IA

Comment Facebook compte révolutionner l’IA

03/12/2019 0 Par Laurent Volney

Ils sont beaucoup en la matière à vouloir révolutionner l’IA, chaque société y apportant sa propre vision des choses. C’est donc tout naturellement que le géant américain a décidé de se doter d’un centre de recherche sur l’intelligence artificielle. Un centre qui présentait ce lundi à Paris des avancées assez conséquentes.

L’Intelligence Artificielle un enjeu majeur pour les grands groupes

Si certains se demandent encore pourquoi des grands groupes innovent sur l’AI, alors c’est qu’ils n’ont probablement pas vu le FAIR, le dernier centre d’intelligence artificielle de Facebook. En déplacement à Paris ce lundi 2 décembre, les chercheurs ont présenté aux journalistes des avancées assez singulières en la matière. En effet ils ont notamment mis l’accent sur les CNN (Convultion Neural Networks), qui ne sont ni plus ni moins que des réseaux de neurones. Des réseaux à vertu technique, dans le but d’automatiser certaines tâches à terme. Le vrai atout en somme de l’intelligence artificielle.
C’est donc Antoine Bordes – directeur du FAIR Paris – qui tout d’abord souligne, comme le rapporte Industrie Techno que “Un enfant acquiert, sans aide extérieure, un certain nombre de notions essentielles. Il développe vers l’âge de 10 ou 11 mois une intuition des règles de la physique, comme celle de la gravité “. Une notion importante que les chercheurs du FAIR tentent aujourd’hui de mettre en corrélation avec les IA. Un sens qui permettrait à la longue d’exploiter des problèmes plus complexes encore sur diverses thématiques.

Le CNN pour améliorer la reconnaissance visuelle

Ainsi les chercheurs précisaient étudier en détail la reconnaissance visuelle, une reconnaissance qui pourrait bel et bien être améliorée grâce à un réseau neuronal complexe, qu’est le CNN. Une avancée majeure qui permettrait par exemple d’identifier des anomalies sur les photos ou vidéos. Chose qui donnerait la possibilité aux AI d’anticiper les actions ou les mouvements futurs. Une prouesse permise par une puissance de calcul évidemment améliorée et basée sur ce réseau de neurones, à l’instar de celui des humains. Des modèles prédictifs qui ne pourraient en l’occurrence que se faire à l’aide d’un humain, ou du moins être supervisés par un individu. L’IA n’étant pas encore capable d’une analyse approfondie de la situation, ainsi que des différents facteurs ambiants comme la gravité par exemple.
La gravité justement qui était au centre des démonstrations des chercheurs du Fair.

Apprendre aux IA les règles de la gravité

Voilà une autre lubie des chercheurs : apprendre aux intelligences artificielles les différentes règles de la gravité, pas en tant que tel non, mais plutôt en tant que concept global. Et dans ce domaine c’est une première étape qui a été atteinte puisque l’utilisation de cubes 3D (virtuels) aurait permis aux différents réseaux de neurones de prédire la fragilité de telle ou telle structure, voire son effondrement. Une IA qui a dû subir un entraînement pour comprendre en quelque sorte comment fonctionnait la gravité. Et selon le centre de recherche de Facebook, son IA serait à l’instar de l’humain aussi précise dans ce domaine de prédiction. Une avancée majeure qui repose pour Antoine Bordes sur des principes différents “Contrairement aux ordinateurs, qui peuvent répéter des millions de fois certaines actions en un laps de temps relativement court, les unités robotiques acquièrent leurs connaissances en temps réel. Cela nous permet de mieux analyser le processus d’acquisition et d’analyser l’influence des autres « sens », comme l’haptique” .
Une avancée qui en appelle donc d’autres, notamment car le secteur de l’IA devient chaque jour plus important, en particulier à cause d’un besoin conséquent d’automatisation de certains processus. Des automatisations qui grâce aux réseaux neuronaux pourraient rapidement voir le jour, tant la puissance de ces derniers est en mesure de révolutionner les choses, mais pas seulement. En effet, ces réseaux permettraient un autoapprentissage par les différentes IA, chose qui à terme permettrait une quasi-autonomie dans certains domaines et certaines tâches. Une vision qui intéresse à ce jour beaucoup d’industriels et qui mettra encore quelque temps à voir le jour.