Gilets jaunes, une nouvelle journée sous tension

La 7e journée de mobilisation des gilets jaunes doit se concentrer sur Paris aujourd’hui. Personne ne sait vraiment ce qu’il va se passer dans la capitale.

Christophe Castaner, récent ministre de l’intérieur a décidé de montrer ses muscles. Il a fait déployé 3000 policiers dans les rues de Paris et à clairement dit qu’il ferait débloquer les rassemblements non-déclarés.  « J’en appelle à la responsabilité des organisateurs. La liberté d’expression leur sera garantie mais elle ne peut pas s’exercer au détriment de la sécurité, de l’ordre public, du droit de chacun d’aller et venir », a-t-il déclaré.

Les porte-parole des gilets jaunes refusent que le rassemblement de Paris soit limité au Champ-de-Mars, comme l’exige le gouvernement. « Nous n’irons pas au Champ-de-Mars. Nous ne sommes pas partis pour faire un pique-nique géant sur un carré d’herbe mais bien pour faire une mobilisation citoyenne dans les rues de Paris », a affirmé sur BFMTV Laetitia Dewalle, porte-parole des « Gilets jaunes » du Val-d’Oise.

Le préfet de Police de la Capitale, Michel Delpuech, ne s’attend pas à une grande mobilisation : « Il n’est pas certain du tout, d’après les informations dont nous disposons, que les montées soient massives depuis la province, les indications sont plutôt d’un autre ordre ».

Si le mouvement se déclare toujours apolitique, l’un de ses portes-paroles a été identifié comme un ancien militant d’extrême-droite. C’est lui qui est à l’origine de l’appel à la « marée jaune » à Paris. « Vous devez tous, à pied, à cheval et en voiture, parcourir la totalité des rues de Paris. Répartissez-vous dans toute la ville. Marcher sur le trottoir ? Non, marchez dans la rue ! (…) Le 24 novembre, c’est Paris bloqué. Le 24 novembre, c’est Paris ville morte. (…) » avait-il déclaré.